Axema (industriels de l’agroéquipement) a publié le 15 juillet une étude, réalisée à la demande du ministère de l’Agriculture et de l’Anses, montrant que cinq ans sont nécessaires pour déployer les matériels alternatifs au glyphosate en viticulture et arboriculture. « Il faudrait au moins cinq ans pour équiper l’ensemble des 50 000 exploitations viticoles et arboricoles », selon un communiqué. L’étude se base sur un taux actuel d’équipement des fermes de 10 % en désherbage sous le rang, un outil industriel « proche de la saturation » à court terme. D’ici un an, la capacité de production peut grimper de 50 à 60 % et d’ici deux ans, être quasiment multipliée par trois, d’après Axema. Elle est chiffrée aujourd’hui à 3 600 unités par an, vendues entre 2 000 et 10 000 euros pour les principaux équipements. Le syndicat réclame aux pouvoirs publics des mesures pour accompagner le déploiement des matériels. Il s’agit d’aider les industriels à augmenter leurs capacités de production, encourager un statut d’embauche aidée « emploi agro-éco responsable » pour toute hausse d’effectif en R&D, production, formation, mise en marché. L’étude pointe un manque de fonds propres des industriels, qui seront contraints de nouer des partenariats, s’adosser à de plus gros groupes, réaliser des fusions ou acquisitions. Ils sont par ailleurs confrontés à des difficultés de recrutement de personnel. Axema propose aussi de créer un label d’efficacité « performance technique » pour tout matériel alternatif au glyphosate, assorti d’un volet obligatoire de formation des utilisateurs.
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« Il faudrait au moins cinq ans pour équiper l’ensemble des 50 000 exploitations viticoles et arboricoles »