Le fabricant des eaux naturelles Wattwiller et Carola, dont les ventes ont progressé de 10 % en 2018, s’engage à réduire son empreinte carbone de 42 %, sa consommation de plastique de 15 % et à développer des packagings circulaires.
Spadel France (CA 2018 : 31 M€, +10 % par rapport 2017), filiale du groupe belge Spadel, exploite et commercialise les eaux naturelles Wattwiller et Carola, toutes deux situées dans l’est de la France et propriétés du groupe respectivement depuis 2004 et 2013. Issues du parc naturel régional du Ballon des Vosges, les eaux de Wattwiller se déclinent en eaux plates, finement ou fortement pétillantes et sont vendues dans toute la France majoritairement en GMS (90 %) et en CHD. Leur production s’élève à 67 millions de litres par an, pour un chiffre d’affaires de 16 M€ en 2018 (+9 %) en sachant que la gamme eau plate a vu ses ventes en volume progresser de 19 % l’an dernier sur un segment de marché stable selon IRI. Puisées à Ribeauvillé en Alsace, les eaux Carola proposent des eaux plates et pétillantes natures et en versions aromatisées ou fruitées. Leur production annuelle s’élève à 55 millions de litres pour un chiffre d’affaires 2018 de 15 M€ (+ 12 %). "Elles sont vendues exclusivement dans la région Grand Est en GMS (65 %) et en CHD, avec une part de marché de 17,9 % pour les eaux gazeuses dans la grande distribution et de 40 % en CHD", souligne Valérie Siegler, directrice générale de Spadel France.
Neutralité carbone totale
Tout en innovant notamment sur le segment des eaux aromatisées ou fruitées, Spadel France (94 salariés) confirme ses ambitions en termes de développement durable et de RSE conformément à la stratégie du groupe. "En février, Carola et Wattwiller sont devenus les premiers minéraliers à être certifiés Greatplacetowork avec un taux de 75 % de salariés satisfaits. Soit 20 points de mieux qu’en 2016 quand nous avions fait une première évaluation, mais à l’époque nous étions en pleine intégration de Carola suite à son rachat en 2013, ce qui a entraîné beaucoup de transformations en interne", précise Valérie Siegler. Egalement labélisée PME + par la Feef, Spadel France mène aussi depuis 2010 des actions pour améliorer son empreinte environnementale. "Nous avons ainsi réduit de 20 % le poids de nos bouteilles en plastique, diminué l’épaisseur des films d’emballage et commercialisé des écopacks avec moins d’emballages secondaires. Ce qui a déjà permis une baisse de 18 % de nos émissions globales de CO2 et d’être neutre en carbone sur nos deux sites d’embouteillage depuis 2016. Réduire, recycler, réinventer et restaurer sont les quatre piliers de nouveaux engagements pour 2025", poursuit-elle.
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Outre l’objectif d’atteindre la neutralité carbone totale dès 2020, la PME veut diminuer de 15 % son empreinte plastique, soit un gain de 500 tonnes d’emballages plastiques à usage unique, et de 42 % ses émissions de CO2 entre 2015 et 2030. Parallèlement, alors que ses bouteilles et bouchons sont déjà recyclables à 100 %, elle vise 100 % de récupération et 100 % d’utilisation de matières recyclées d’ici à 2025. Elle cherche aussi à faire passer de 10 à 20 % la part de réutilisation de bouteilles, que ce soit pour les contenants en plastique comme pour ceux en verre. "En partenariat avec le brasseur Météor, les eaux Lisbeth et l’association Zéro Déchet Strasbourg, Carola vient de lancer le collectif Alsace Consigne visant à développer la consigne dans la rare région de France qui ne l’a pas abandonnée. Ainsi, Carola vend encore 15 % de ses volumes en bouteilles de verre et l’objectif de ce collectif ouvert est de trouver une vingtaine de magasins pilotes toutes enseignes confondues et d’autres marques pour dynamiser cette bonne pratique", lance Valérie Siegler. Enfin, même si elle n’a pas les moyens de créer des emballages à partir de nouveaux matériaux, Spadel France reste en veille pour adopter, dès que possible, des solutions plus saines et circulaires en alternative au tout plastique. Si le montant des investissements prévus n’est pas communiqué, il faut noter que le groupe Spadel (marques Spa, Bru, Wattwiller, Carola, Brecon Carreg et Devin) a visiblement les moyens de telles ambitions. En effet, depuis l’acquisition du minéralier bulgare Devin en 2016, il a vu son chiffre d’affaires passer de 250,4 à 314,4 M€ en 2018, et son bénéfice net atteindre 38M€.
inventer et restaurer, les quatre engagements pour 2025