Avec le retour de la croissance et de la rentabilité, Stalaven, le pôle traiteur d’Euralis, va investir massivement sur le site d’Yffiniac (Côtes-d’Armor). La période de crise sanitaire a été plutôt favorable aux ventes de produits traiteurs chez les commerces de bouche indépendants, principal débouché de Stalaven.
Pour Stalaven, qui avait lancé un PSE en 2017/2018, le temps des mauvaises nouvelles semble désormais lointain. D’après les données diffusées concernant le dernier exercice 2020/2021 (exercice clos le 31 août) d’Euralis, et de sa filiale dédiée au traiteur et salaisons Stalaven, le chiffre d’affaires de l’activité traiteur a atteint 193 millions d’euros, en hausse de 11 % par rapport à l’exercice précédent. Quant à l’Ebitda, il s’est clairement redressé, passant de 0,6 million d’euros à 7,6 millions d’euros en 2020/2021. « Les salades, pâtisseries salées, plats cuisinés et salaisons contribuent chacune de façon assez homogène à la rentabilité », a souligné Rémi Thomas, directeur général de Stalaven à l’occasion d’une présentation à la presse mi-décembre. « Cette performance remarquable s’explique aussi par la poursuite de la mise en place d’une nouvelle politique commerciale qui a porté ses fruits. Les équipes de la force de vente ont su valoriser ces produits supérieurs et ces innovations avec succès auprès des métiers de bouche indépendants », indique Stalaven.
Les ventes se font majoritairement auprès des bouchers, charcutiers et traiteurs indépendants, qui représentent désormais 75 % du chiffre d’affaires de Stalavaen. « Nous privilégions de plus en plus les commerces de bouche indépendants qui apprécient les produits traditionnels et de qualité », souligne Rémi Thomas. D’autant plus au cours de la période mouvementée, mais favorable aux produits traditionnels, que ces commerçants ont traversée. « Jusqu’au mois de mai 2021, nous avons connu une période très favorable aux achats auprès des commerces de bouche indépendants, avant de revenir aux tendances de fond depuis le mois de juin, mais avec une certaine amplification des tendances déjà observées avant la crise sanitaire », détaille Patricia Robillard, directrice marketing, développement et innovation de Stalaven. Ces tendances sont l’érosion des produits carnés, le fort développement de l’apéritif et le rebond très net des produits prêts à consommer.
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Produits gourmands et traditionnels
Les familles de produits qui ont le mieux fonctionné au cours du dernier exercice sont les produits plaisirs (feuilletés, entrées gourmandes, etc.), les saucissons (marques Teyssier, en Ardèche, et Perpezac-le-Noir, en Corrèze) et les plats cuisinés. « Il s’agit de produits traditionnels que nos clients finaux apprécient et qu’ils viennent chercher auprès des commerçants indépendants », ajoute Patricia Robillard. De ce fait, Stalaven ne compte pas orienter son innovation vers les produits végétariens et s’adresser à la clientèle flexitarienne. « Ni les consommateurs, ni les clients professionnels ne sont intéressés par les produits végétariens », constate-t-elle.
Ces dernières années, Stalaven a arrêté de produire des desserts et de distribuer des fruits, pour se recentrer sur son cœur de métier, le traiteur, et se renforcer même sur la salaison avec l’acquisition de Teyssier en 2017. Et alors que les investissements de ces dernières années concernaient surtout la maintenance, Stalaven va pouvoir investir à nouveau dans ses moyens de production. « Nous allons investir massivement en 2022 sur le site d’Yffiniac, ainsi que sur les sites de salaisons en Ardèche et en Corrèze », annonce Rémi Thomas. Sans préciser pour autant le montant de cet investissement à venir, le site d’Yffiniac sera concerné au premier chef. Il s’agit du principal site de Stalaven, produisant 28 000 tonnes chaque année en salades, pâtisseries salées, plats cuisinés et charcuteries. Ce site compte 650 salariés et la société est en phase de recrutement très active : une quinzaine de postes en CDI sont à pourvoir actuellement, venant s’ajouter à « une cinquantaine de recrutements déjà effectués il y a quelques mois et aux besoins temporaires de plus de 150 postes en saison », indique Stalaven.