Dans un amendement à la loi d’urgence agricole dont l’examen en séance publique a débuté le 19 mai à l’Assemblée, le gouvernement revient à la charge sur l’assouplissement des prescriptions techniques applicables aux plans d’eau de moins d’un hectare en zone humide, pour lequel son arrêté du 3 juillet 2024 avait été censuré par le Conseil d’État. Selon le gouvernement, la plus haute juridiction administrative avait jugé que les dispositions prises par l’arrêté « ne pouvaient relever que du domaine de la loi ». L’amendement déposé « en tire donc les conséquences, en prévoyant dans le code de l’environnement une base légale permettant de mettre en œuvre la politique de déblocage de projets. » Pour rappel, un arrêté de juin 2021 impose, pour implanter un plan d’eau en zone humide, de remplir trois conditions cumulatives : justifier d’un intérêt général majeur ou de bénéfices supérieurs à ceux liés à la préservation du milieu ; démontrer l’absence de solutions de remplacement plus favorables pour l’environnement ; et prévoir des mesures de réduction et de compensation des effets du projet.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Tuberculose bovine : nouvel appel à améliorer les indemnisations
Dans une question écrite publiée le 2 juin, Cendrine Chazé, députée (DR) de l’Orne, appelle la ministre de…
Vin/tunnels de prix : le ton monte entre l’aval et la FNSEA au conseil Vin de FranceAgriMer
Au conseil spécialisé Vin de FranceAgriMer le 9 mai, son président Jérôme Despey (FNSEA) a été vivement critiqué par…
« Projets d’avenir » : Genevard étudie la « piste » des reliquats bio pour les financer
Présente au congrès des JA le 4 juin, Annie Genevard a dit étudier la « piste » d’un financement des…