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Tomate d’industrie : une production française 2025 annoncée en hausse

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Selon les données arrêtées au 19 septembre pour la France, l’Amitom (Association méditerranéenne internationale de la tomate transformée) estimait que 140 000 tonnes avaient déjà été traitées, soient 80 % des contrats. « La récolte devrait atteindre les 175 000 tonnes prévues, voire 180 000 tonnes », explique l’association. En 2024, selon l’Anifelt (interprofession), le volume global récolté, affecté par une mauvaise météo et une forte pression des ravageurs et maladies (mildiou, noctuelle) avait été de 167 884 tonnes, alors que les industriels envisageaient un prévisionnel de près de 181 000 tonnes, 12 % supérieur à 2023. « Contrairement à 2024, nous avons rencontré de bonnes conditions de culture, grâce à une bonne météo, avec des taux Brix très bons », explique Laurent De Vaujany directeur de la branche « Fruits et légumes » à Terres du Sud, contacté par Agra presse.

Cette année, la coopérative du Lot-et-Garonne table sur une production d’environ 40 000 tonnes de tomates. « Il y a encore une quinzaine de jours de récolte, mais le marché européen semblerait moins important que prévu, ce qui pourrait nous laisser un peu de place », espère Laurent De Vaujany. Suite à des ajustements des prévisions notamment en Chine, la production mondiale pour 2025 atteindrait 39,6 Mt, soit 6,2 millions de tonnes de moins que la production finale de 2024 (-13,6 %). La France est le 5e producteur européen de tomates pour l’industrie, avec seulement 1,6 % de la production. Selon l’Anifelt, la tomate représentait sur 2024-2025, 10 % de la production totale de légumes d’industrie dans l’Hexagone, derrière le maïs doux (24 %), le haricot (19 %) et le pois (12 %).

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La filière tomate d’industrie a présenté en 2023 un projet de reconquête des marchés, lauréat du programme France 2030. Objectif : enrayer la baisse de production, qui était encore de 350 000 tonnes en 2020.

De bonnes conditions de culture, des taux Brix très bons