Le groupe d’abattage privé T’Rhéa (900 salariés, 600 M€ de chiffre d’affaires) a signé, lors du Sommet de l’élevage, deux accords visant à accroître et sécuriser son approvisionnement en génisses labellisées Bleu-Blanc-Cœur, a-t-il récemment annoncé sur LinkedIn. L’un de ces accords implique l’abattoir Viandes de Bresse (filiale de T’Rhéa) et Bovi-Coop, organisation de producteurs basée dans l’Ain. Comme l’explique Henri Gabriel, directeur commercial de Viandes de Bresse, il s’agit d’« offrir une alternative à l’export des veaux de 8 jours » dans une région de polyculture-élevage, où des céréales sont disponibles pour l’engraissement. Le contrat porte sur des jeunes femelles de 20 à 24 mois, nourries avec 35 % d’herbe minimum et finies avec un complément riche en graines de lin « conforme au cahier des charges Bleu-Blanc-Cœur ». Les éleveurs pourront bénéficier d’un « contrat de production à marge garantie », lit-on sur LinkedIn, sachant que, en sortie d’abattoir, Viandes de Bresse « garantit au minimum le prix de revient, ainsi qu’une valorisation supplémentaire basée sur le prix de la vache charolaise », précise M. Gabriel.
En Charente, un accord similaire a été passé avec Corali pour des génisses limousines de 360 kg de carcasse, pour lesquels les éleveurs percevront « une avance sur vente ». Une démarche qui s’inscrit « dans le prolongement du programme Herba’Lim », précise l’abatteur. Aux yeux d’Henri Gabriel, les génisses « peuvent être une solution pour combler le déficit de femelles qui va s’accroître dans les années qui viennent ». « Chaque année, entre 150 000 et 200 000 femelles allaitantes sont exportées pour être engraissées en Italie », rappelait en octobre Emmanuel Bernard, d’Interbev (interprofession). Soit environ un quart des naissances de femelles allaitantes.
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YG