La cour d’appel d’Aix-en-Provence a annulé, le 28 février, le troisième plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par le groupe Unilever dans le cadre de la fermeture de l’usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), dont deux premières moutures, contestées par les salariés, avaient déjà été invalidées. La cour a constaté la nullité de la procédure et des licenciements déjà intervenus et ordonné à la société Fralib (La Française d’Alimentation et de Boisson) de « reprendre à son début ladite procédure et de présenter au comité d’entreprise un plan de sauvegarde de l’emploi concernant l’ensemble des salariés du site de Gémenos ». Pour le DRH d’Unilever France et président de sa filiale Fralib, Frédéric Faure, « il est regrettable que la cour d’appel stoppe brutalement le processus d’accompagnement, alors qu’à (cette) date 76% des 167 salariés qui avaient déjà quitté Fralib ont retrouvé une solution d’emploi et sont déjà tournés vers l’avenir, » a-t-il réagi un communiqué. La direction d’Unilever a également réaffirmé sa position selon laquelle elle refuse « toute sous-traitance de production au site et la cession de la marque Elephant , compte-tenu des surcapacités actuelles sur le marché du thé et infusions en sachets ». Un fin de non recevoir aux syndicats (notamment CGT) qui projettent de relancer l’activité dans le cadre d’une société coopérative ouvrière. Les employés de Pilpa, Fralib et Doux (site de Graincourt dans le Pas de Calais) ont manifesté sur le stand du ministère de l’Agriculture au salon de Paris le vendredi 1er mars.
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