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UE-Mercosur : nouvelle alerte sur le risque de captation des quotas

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Un mois après l’entrée en vigueur (provisoire) de l’accord de libre-échange controversé entre l’UE et les pays du Mercosur, la question de la gestion des contingents tarifaires refait surface en France. Plusieurs membres du parti Les Républicains (droite) ont publié une lettre ouverte le 7 juin dans Le Journal du Dimanche alertant une nouvelle fois le commissaire européen à la Santé, Oliver Varhelyi, sur la possible « mainmise » du groupe JBS sur le marché européen de la viande par le biais du traité commercial. Un sujet qui avait déjà été au centre d’une polémique peu avant la mise en œuvre du texte.

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Les auteurs – dont les eurodéputés Céline Imart, François-Xavier Bellamy, Christophe Gomart, Isabelle Le Callennec et Nadine Morano – accusent Bruxelles d’avoir bradé l’accès au marché intérieur en confiant aux autorités des pays du Mercosur la délivrance des certificats à l’exportation de certains quotas de viande. « Cette décision, présentée comme technique, emporte en réalité des conséquences économiques et stratégiques considérables car, dans plusieurs pays du Mercosur, et tout particulièrement au Brésil, la filière exportatrice est fortement concentrée dans les mains de quelques-uns », avancent-ils. Ils exhortent donc l’exécutif à analyser l’impact d’une potentielle concentration des importations et, le cas échéant, à « mettre en œuvre les sanctions qui s’imposent ».

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Néanmoins, ils saluent l’action du commissaire conservateur hongrois visant à suspendre l’accès au marché européen des opérateurs ne respectant pas les exigences sanitaires de l’UE. Ces mesures « témoignent d’une détermination indispensable à protéger nos consommateurs », indiquent-ils. Avant d’ajouter : « Nous vous appelons à maintenir cette exigence dans la durée et à ne céder à aucune pression ». Mais pour l’heure, ce sont davantage les Argentins et les Uruguayens qui en profitent en remplissant l’intégralité du quota d’exportation pour 2026 au détriment du Brésil.