Abonné

UE/Brésil : scientifiques et peuples autochtones appellent les Européens à être regardants sur les questions environnementales

- - 2 min

Dans un courrier publié par la revue Science le 25 avril, plus de 600 scientifiques européens et les représentants de 300 groupes autochtones du Brésil appellent l’UE à subordonner les négociations commerciales en cours avec le Brésil (dans le cadre du Mercosur) à la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi que de l’environnement. Et ils condamnent la destruction de la forêt et les violations des droits de l’homme liées aux importations de viande bovine de l’UE en provenance du Brésil. Le Brésil abrite l’une des dernières grandes forêts de la planète, or « rien qu’en 2011, l’UE a importé de la viande bovine et des aliments pour bétail associés à plus de 1 000 km2 de déforestation au Brésil », écrivent-ils. L’UE doit donc renforcer d’urgence ses exigences en matière de commerce durable et respecter ses engagements en matière de droits de l’homme, de protection de l’environnement et d’atténuation du changement climatique.

L’ONG Greenpeace de son côté dénonçait, à l’occasion du 100e jour du président Jair Bolsonaro à la tête de l’État brésilien, les autorisations accordées par son gouvernement à 121 nouveaux pesticides – un record en comparaison avec les 13 molécules qui avaient été autorisées sur toute l’année 2010, suite à la précédente élection présidentielle. Or, souligne Greenpeace, 41 % de ces substances, pour beaucoup interdites dans l’UE, sont classées comme très toxiques ou extrêmement toxiques et la majeure partie d’entre elles sont utilisées pour les cultures du maïs ou du soja, qui servent ensuite à alimenter le bétail, au Brésil mais aussi dans le monde entier, et notamment en Europe (37 % du soja importé dans l’UE viennent du Brésil).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Aucun progrès n’a été enregistré lors de la dernière session de négociation entre l’UE et le Mercosur qui se tenait du 11 au 15 mars à Buenos Aires (1).

(1) Voir n° 3685 du 25/03/2019