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UE/Malaisie : relance des négociations pour un accord de libre-échange

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« J’ai le plaisir d’annoncer la relance des négociations en vue d’un accord de libre-échange entre l’UE et la Malaisie », s’est réjouie, le 20 janvier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette déclaration intervient à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre malaisien Anwar bin Ibrahim, en visite à Bruxelles les 19 et 20 janvier. Lancés en 2010, ces pourparlers commerciaux avaient été mis en pause en 2012 après sept cycles « à la demande de la Malaisie », précise la Commission européenne. « L’accord de libre-échange devrait générer d’immenses avantages dans de multiples secteurs de l’économie malaisienne, tout en renforçant la chaîne d’approvisionnement mondiale dans des secteurs cruciaux », a indiqué de son côté, le Premier ministre malaisien. Au niveau agricole, la question des importations d’huile de palme en provenance de la Malaisie est notamment mise en avant par le dirigeant malaisien. Il faut dire que le pays en est le deuxième exportateur mondial, selon des données de la Banque Mondiale.

Lire aussi : Huile de palme : l’OMC donne raison à l’UE dans son différend avec la Malaisie

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En mars 2024, l’OMC a d’ailleurs tranché en faveur de l’UE dans le cadre de leur différend sur les mesures visant à restreindre l’utilisation des biocarburants à base d’huile de palme (règlement RED II). En parallèle, la Malaisie est un des pays ayant fait part d’inquiétudes vis-à-vis du règlement européen visant à lutter contre la déforestation importée. En Europe, l’industrie des spiritueux (spiritsEUROPE) espère un accord « suffisamment ambitieux pour combler le fossé qui nous sépare de nos concurrents du monde entier, qui bénéficient déjà d’importantes réductions tarifaires grâce au CPTPP (partenariat transpacifique global et progressiste, NDLR) ».

« Maintenant que nous avons repris ces négociations, j’ai pleinement confiance en nos équipes pour parvenir à un accord dont nous pourrons tous être fiers. Mettons-nous au travail », conclut Ursula von der Leyen. Un premier cycle de négociations devrait à présent être organisé « dans les mois à venir », précise Bruxelles.