Abonné

UE/Mercosur : « l’effet boomerang » des pesticides interdits dans l’UE dénoncé par la Gauche

- - 2 min

L’accord UE/Mercosur devrait exacerber « l’effet boomerang » des pesticides interdits dans l’UE, dont les résidus réintègrent l’Europe sous forme d’importations alimentaires, selon l’étude publiée le 11 mai par le groupe politique La Gauche au Parlement européen. En 2018 et 2019, l’UE a notamment exporté 7 000 tonnes de pesticides, interdits sur son territoire en raison de préoccupations environnementales et sanitaires, vers les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay). Rien qu’en 2018, note l’étude, l’UE a exporté pour un total de plus d’un demi-milliard d’euros de pesticides vers le Mercosur. À l’inverse, le bloc a exporté des dizaines de produits agricoles vers l’UE, pour une valeur de plus de 21 Mrds €. La même année, l’Argentine a notamment exporté pour environ 71 Mio € de poires et de pommes vers l’UE et quatorze des pesticides interdits d’utilisation dans l’UE sont utilisés pour cette culture. Quant au Brésil, il a exporté pour plus d’un milliard d’euros de jus de fruits vers l’UE et 18 pesticides interdits dans l’UE sont utilisés pour cette production, indique le rapport. Et d’ajouter que « de toute évidence, une partie des produits alimentaires que l’UE importe du Mercosur contient des résidus de pesticides interdits d’utilisation dans l’UE ou des résidus de substances autorisées dans l’UE mais à des niveaux supérieurs aux limites. Nous appelons ce phénomène le cercle du poison ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
biodiversité
Suivi
Suivre

Lire aussi : « Résidus de pesticides : Bruxelles envisage de serrer la vis sur les importations »

Afin de le juguler, la France qui doit prendre la présidence de l’UE en 2022, s’est montrée favorable le 19 mai à l’imposition de « clauses miroirs » dans la politique commerciale européenne (1). Elle souhaite notamment la fixation pour les denrées importées de normes de production (environnementales ou sociales) équivalentes à celles pratiquées dans l’UE, y compris dans les cas où ces normes n’auraient de bénéfice que dans le pays où les denrées sont produites (exemple d’interdiction de pesticides néfastes pour la biodiversité mais non détectables dans les denrées).

Lire aussi : « La Commission européenne appelée à adopter des mesures miroirs »