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UE/Mexique : feu vert à la ratification de l’accord commercial

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En même temps que le Mercosur, Bruxelles a adopté l’accord avec le Mexique. Et comme lui, il prendra la forme d’un accord de partenariat global et d’un accord commercial intérimaire pour faciliter l’entrée en vigueur des concessions commerciales dont l’agroalimentaire devrait être un des principaux bénéficiaires, le Mexique étant un pays importateur net.

Le Collège des commissaires européens a validé, le 3 septembre en même temps que l’accord UE/Mercosur, la modernisation de l’accord entre l’UE et le Mexique, presque neuf mois après avoir définitivement bouclé les pourparlers. Cette étape marque le début formel du processus de ratification. Bruxelles espère être en mesure de signer l’accord modernisé au début de l’année 2026. Sur la forme, la Commission européenne a, là encore, décidé de suivre le même schéma que pour l’accord entre l’UE et le Chili signé en 2023. Elle a donc divisé l’architecture juridique entre un accord global modernisé, qui nécessite la ratification individuelle des États membres, et un accord commercial intérimaire afin d’appliquer plus rapidement les concessions commerciales. Ce dernier entrera en vigueur après l’obtention du feu vert du Conseil de l’UE à la majorité qualifiée puis l’assentiment du Parlement européen à la majorité simple.

Importateur agricole

Cet accord s’inscrit pleinement dans le cadre de la politique d’ouverture de Bruxelles accentuée depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et les tensions commerciales continues avec Pékin. Le commissaire au Commerce, Maros Sefcovic, le qualifie de « pierre angulaire stratégique » et d’« atout essentiel pour préserver notre avantage économique ». En outre, le pays étant importateur net de denrées alimentaires, la Commission européenne estime qu’il devrait profiter fortement aux exportateurs agricoles de l’UE. Dans le détail, il devrait notamment permettre de « supprimer les droits de douane prohibitifs restants sur les exportations agroalimentaires de l’UE vers le Mexique », selon l’exécutif européen.

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L’UE va ainsi bénéficier d’un accès privilégié pour le fromage et les produits laitiers avec, par exemple, un contingent tarifaire à droit nul de 20 000 t pour les fromages affinés, de 5 000 t pour les fromages frais, 50 000 t pour la poudre de lait écrémé, 13 000 t pour les préparations laitières et 2 500 t pour le beurre. La viande de porc sera entièrement libéralisée à l’exception d’un contingent tarifaire de 10 000 t pour les longes. Même chose pour la volaille à l’exception d’un contingent de 20 000 t pour les cuisses de poulet. Un contingent de 30 000 t est prévu pour le bœuf. Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisées. À cela s’ajoute la protection de 568 indications géographiques de l’UE. En contrepartie, le Mexique a également obtenu des contingents tarifaires pour certains produits agroalimentaires dont les volumes ont finalement été revus à la baisse.