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Un gel plus écologique pour l’agriculture hydroponique

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L’hydrogel à base d’algues peut servir de substrat dès le stade du semis. Crédits : © UniBz/IIT

Un projet de recherche italien a développé une alternative à base d’algues biodégradable et plus performante que les substrats utilisés en agriculture hydroponique. 

L’agriculture hydroponique utilise une variété de substrats, plus ou moins écologiques. Une équipe de chercheurs de l’université libre de Bolzano et de l'Institut italien de technologie (IIT) a cherché à mettre au point un nouveau substrat biodégradable et économe en eau sous forme d’hydrogel, afin d’optimiser la culture hydroponique. Leurs résultats ont été publiés dans la revue ACS Agricultural Science & Technology le 19 juin 2025. 

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Pour créer leur hydrogel, les chercheurs ont utilisé le carraghénane, un polysaccharide extrait d’algues rouges et connu pour « ses propriétés gélifiantes, épaississantes et stabilisantes », note l’IIT dans son communiqué. Concrètement, le gel est hydraté avec de l’eau et peut alors gonfler jusqu’à augmenter son volume de 6000%, grâce à la présence d’algues « hautement hydrophiles ». En plus de ces propriétés de rétention d’eau, le matériau poreux a été enrichi avec des extraits de goémon blanc (Chondrus crispus), afin d’améliorer la croissance des cultures. 

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Des propriétés antifongiques 

D’après les chercheurs, « les hydrogels émergent comme des alternatives durables aux mousses et pots à base de pétrole en horticulture en raison de leur haute porosité, améliorant la rétention d’eau et des nutriments ».  En plus d’être biodégradable, les hydrogels, lors des essais sur des plantes, inhibé le développement du champignon Fusarium solani, qui touche des cultures comme la tomate, le soja et le poivron, « démontrant des propriétés antifongiques ». 

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« L’hydrogel que nous avons créé peut retenir l’humidité et la libérer progressivement, réduisant considérablement la consommation d’eau », souligne Camilla Febo, chercheuse citée dans le communiqué. « Cette approche représente une étape importante vers une agriculture plus résiliente et respectueuse de l’environnement. » À l’avenir, les chercheurs ont l’intention d’intégrer des capteurs flexibles et biodégradables dans ces hydrogels, afin de permettre le suivi de la santé des plantes et des conditions du sol en temps réel.