À l’occasion d’un point presse sur les aides à l’agriculture biologique le 1er juin, le ministère de l’Agriculture a indiqué que l’étude d’évaluation de la HVE (niveau 3 de la certification environnementale des exploitations) qui sera lancée au printemps sous le pilotage du ministère de la Transition écologique « devrait aboutir en début d’année prochaine, en vue d’avoir un référentiel de certification environnementale rénové pour la mise en place des éco-régimes en 2023 ». Un calendrier qui, assure-t-on, avait déjà été dévoilé aux parties prenantes.
« Toutes les pistes sont sur la table, que ce soit la suppression de la voie B, l’interdiction des CMR, la comparaison des IFT aux références régionales… », promet la rue de Varenne. Ces concertations pourraient également aboutir à la création de la certification environnementale intermédiaire de niveau « 2 + », avait annoncé Julien Denormandie le 21 janvier. « Ce serait un objectif intermédiaire avec des objectifs de résultat, qui permettrait l’accès au niveau de base des écorégimes », prévoit la rue de Varenne.
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Alors que les critiques réapparaissent régulièrement depuis quelques mois envers les résultats environnementaux de la HVE, le ministère ne divulguera en revanche pas la note de l’OFB, relayée par le quotidien Le Monde, qui a relancé les discussions sur les mérites environnementaux de la HVE. « C’est une note de travail interne à l’administration », tranche le cabinet.
Le ministère a enfin confirmé que la HVE et l’Agriculture biologique seront associées aux mêmes montants d’écorégime, même si les montants en question, ainsi que « les critères d’accès et la manière de valoriser les infrastructures agroécologiques (IAE) restent à définir ». « C’est une logique de barre de saut : que vous sautiez au niveau de la barre, ou trois mètres au-dessus, l’objectif est simplement de dépasser la barre », justifie-t-on côté ministère de l’Agriculture.