Dans un arrêté du 18 décembre, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a reconnu, comme association d’organisations de producteurs (AOP) nationale l’association « Carottes et radis de France ». Par cette décision, sollicitée par la filière, la production de radis intègre la structuration interprofessionnelle de la filière carotte, qui dispose déjà d’une AOPn propre (Carottes de France) depuis 2009, à l’instar de plusieurs productions maraîchères (tomate, concombre, poireau…). Carotte de France collaborait déjà étroitement avec l’AOPn Asperges de France.
C’est la première fois que la production de radis se structure au niveau national, après un échec il y a une quinzaine d’années, indique Christian Letierce, président de l’association Carottes de France, à Agra presse. Cinq organisations de producteurs de radis représentant environ 40 % de la production, dont Agrial et Fleuron d’Anjou, sont à l’origine de cette structuration, afin de pouvoir mutualiser les réflexions sur leur secteur. L’AOPn Carottes de France a plusieurs missions (surveillance des marchés, communication, animation technique), qu’elle dupliquera pour les radis. Des rapprochements similaires existent entre d’autres cultures : AOPn Tomates et concombres, AOPn Fraises et framboises.
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Les deux productions, radis et carotte, n’ont pas la même dimension, ni la même géographie. La production nationale de carottes est d’environ 500 000 tonnes pour le frais et l’industrie, sur 12 000 hectares. Les trois premiers départements producteurs sont les Landes, la Gironde et la Manche. La production française de radis est plus réduite, autour de 50 000 tonnes. Le gros de la production est réalisé dans la région nantaise, indique Christian Letierce, devant la Manche et le Centre Val de Loire. Point commun aux deux cultures : l’Allemagne est le leader européen.
MR