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Dominique Bussereau « Une Pac à visage humain »

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A peine plus d’une semaine après sa nomination, Dominique Bussereau, le nouveau ministre de l’Agriculture, a donné « sa vision de la politique agricole européenne », le 8 décembre lors du cinquantenaire de l’Afja (Association française de journalistes agricoles). La volonté de Dominique Bussereau est de « mettre en œuvre une Pac à visage humain », convaincu que « notammment le découplage permettra de sécuriser ses aspects plus plus positifs ». Un des ajouts importants au dispositif est « la gestion de crises », souligne le nouveau ministre dont les attributions s’étendent à la « ruralité » à la place « des affaires rurales », du temps d’Hervé Gaymard.

« Aujourd’hui, face aux inquiétudes des producteurs, il nous faut mettre en œuvre une Pac à visage humain », a lancé le nouveau ministre de l’Agriculture, le 8 décembre devant les 200 participants au cinquantenaire de l’Afja. Rappelant qu’au centre de ce dispositif se trouve « l’agriculteur qui doit se reconnaître et être reconnu à sa juste place» et devant « l’inadaptation des réponses apportées à ce jour par la Commission européenne», le ministre plaide pour « la gestion des crises » : une priorité importante. Dominique Bussereau explique qu’il faut « réparer ce chaînon manquant » au nom de « la grande imprévisibilité de l’activité agricole ». Il plaide donc pour qu’un « filet de sécurité soit ajouté au dispositif qui est en cours de mise en œuvre ». Le calendrier idéal vise à l’adoption d’un système de gestion de crise l’an prochain. « Il nous faut continuer à faire pression sur la Commission pour qu’elle fasse des propositions précises sur ce volet dès le début de l’année 2005 ». « Ces mécanismes devront bien entendu être encadrés et limités, et devront permettre de responsabiliser les agriculteurs eux-mêmes ».

Biocarburants : un dossier emblématique

L’assurance récolte pourrait devenir le « complément privé et donc volontaire» d’un tel dispositif. Très confiant sur le plan des négociations internationales, le ministre est convaincu que cette réforme de la Pac dans le contexte de négociations internationales permettra de « préserver notre modèle agricole à l’horizon des dix ans ». Mieux, « la pression portée sur nous par les pays en développement se reporte sur les Etats-Unis, qui n’ont pas réformé leur politique agricole et dont les moyens se sont mêmes accrus au cours des dernières années ».

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Le ministre a évoqué d’autres pistes comme les biocarburants, « un dossier emblématique » pour que l’agriculture reste économiquement forte et écologiquement responsable ».

Un budget de la PAC sécurisé

Enfin, il assuré son auditoire qu’à la veille de la renégociation l’an prochain des lignes directrices agricoles, le budget de la Pac est « sécurisé». En effet, le conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est tenu à Bruxelles en octobre 2002 a fixé les plafonds budgétaires pour le financement des dépenses du premier pilier de la PAC jusqu’en 2013. « Nous n’avons donc pas de craintes à avoir à cet égard puisque la route est tracée, si je puis dire même si des arbitrages devront être faits au cours des débats », a-t-il conclu.