Abonné

Ingrédients Valorex veut valoriser le lin dans l’alimentation humaine

- - 3 min

Tournée à l’origine vers l’alimentation du bétail, Valorex s’est diversifiée dans l’alimentation humaine, en lançant notamment une farine de lin. Elle projette de s’équiper d’une nouvelle ligne de production.

A sa création, en 1993, la SAS Valorex, à Combourtillé en Ille-et-Vilaine, vient concurrencer avec ses produits les tourteaux de soja et les farines animales dans l’alimentation du bétail. Son processus de valorisation par extrusion lui permet de traiter des graines oléagineuses (colza, lin) et protéagineuses (lupin, féverole, pois). Ses clients sont des fabricants d’aliments pour le bétail et des éleveurs. L’entreprise produit aujourd’hui 157 000 tonnes de produits pour un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, et emploie 50 personnes.

« Dès le début, nous avions décidé de nous intéresser à l’alimentation de l’animal sous l’angle de la qualité des produits pour l’homme, c’est-à-dire la qualité de la viande, des œufs et du lait en fonction de l’alimentation des animaux », confie Pierre Weill, son président. La société, qui assure sa propre recherche-développement, a ainsi développé une filière autour du lin.

Un investissement de 1 million d’euros

Cette graine est riche en Oméga 3, un acide gras ayant des vertus en terme de nutrition et de santé. En 1999, une première étude menée par Valorex met en évidence des conséquences bénéfiques dans le sérum et les globules rouges des consommateurs de produits provenant d’animaux nourris avec des aliments issus de graines de lin. De là est née l’idée d’incorporer la graine directement dans la nourriture humaine.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Une nouvelle étude sur l’introduction de graines de lin extrudées dans du pain conclut à des conséquences bénéfiques sur le bilan lipidique, le taux de cholestérol ou encore les triglycérides. C’est ainsi que naît la farine de lin, qu’utilisent notamment les boulangers Banette. Leur pain Cœur de Lin contient 5 % de farine de lin. Egalement commercialisée en Belgique et en Suisse, cette farine entre aussi dans la fabrication de biscuits et de brioches.

Ces premiers succès incitent Valorex à aller plus loin. L’entreprise envisage actuellement l’installation d’une nouvelle ligne de production. L’investissement, estimé à 1 million d’euros, pourrait se réaliser en partenariat, et la nouvelle ligne être implantée sur le site de Combourtillé. Bien que toutes les décisions ne soient pas arrêtées, « cet investissement, nous en avons besoin et nous le ferons», assure Pierre Weill, qui évoque la fin d’année 2004 comme date butoir.