Alors que les conseils de direction des offices agricoles doivent plancher sur la cession des actions Sopexa (Société pour l’expansion des ventes des produits agricoles et alimentaires) qu’ils détiennent pour le compte de l’État, la profession agricole demande des garanties : l’État s’engagera-t-il à passer des conventions avec la Sopexa pour promouvoir les produits français ? Où ira l’argent de cette « privatisation » ? Quelle garantie auront les professionnels contre le fait que ces actions n’échoient à des sociétés dont les intérêts s’opposent à ceux des produits français ? Le collège des producteurs a provoqué une suspension de séance au conseil de direction de l’Oniflhor (Office national interprofessionnel des fruits et légumes et de l’horticulture) le 23 novembre au moment de décider de la mise en vente de plus de mille actions de la Sopexa. L’Oniflhor est le plus important actionnaire parmi les offices et pourrait se voir attribuer un mandat de négociation de la part des autres.
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