Les vignerons indépendants qui représentent 53 % de la viticulture française au niveau de la production avec 38 000 entreprises ont souhaité prendre leur destin en main. Ils ont choisi le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) pour mener une vaste étude (300 pages) pour établir les stratégies gagnantes de demain face à une érosion du nombre d’exploitation inéluctable. 28 % des vignerons devraient disparaître entre 2000 et 2015.
Tous les vignerons indépendants ne seront pas logés à la même enseigne d’ici 2015. Selon les typologies définies par le Crédoc, la baisse du nombre de vignerons n’est pas homogène. Ceux qui résistent bien sont les « très grandes exploitations » avec une baisse de 9 % du nombre d’exploitations. Les « embouteilleurs AOC » affichent une baisse de 48 %. Les spécialistes en vin blanc voient leur nombre baisser de 31 % d’ici 2015 Les producteurs dits « mixte » enregistrent une diminution de 36 %. Les « vraqueurs AOC » sont touchés à hauteur de - 48 %. La baisse moyenne de 28 % du nombre de vignerons indépendants se répercute logiquement sur les structures les plus fragiles. La production devrait connaître une baisse de son volume de l’ordre de 0,5 % indique le Crédoc.
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Les « start up » explosent
Seules les entreprises qualifiées de « start up » notamment sur le créneau du « bio » ont le vent en poupe. 283 exploitations étaient identifiées en 2000. Elles seront environ 1 700 en 2015. Pour Michel Issaly, le président des Vignerons Indépendants, « une diminution de 10 000 exploitations en 15 ans, ce n’est pas neutre ». Dans ce contexte, le syndicat se fixe notamment comme objectif « d’accompagner les entreprises » face leur nécessaire évolution. Ce qui est positif pour le syndicat est qu’il n’y a pas de modèle économique unique. Chaque typologie de vignerons « peut continuer à exister » à condition de s’adapter. Dès janvier 2009, les premiers chantiers seront mis en place après avoir « digéré » l’étude de 300 pages.