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Viande bovine : la Chine lance une enquête globale sur les importations

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À la demande de son industrie de l’élevage, le ministère chinois du Commerce a annoncé, le 27 décembre, le lancement d’une enquête sur les mesures de sauvegarde visant les importations de viande bovine. Ces associations professionnelles avancent que « les importations de viande bovine en Chine ont augmenté de 65 % entre 2019 et 2023 », et que « le volume des importations au premier semestre 2024 a plus que doublé par rapport au premier semestre 2019 », lui causant « de graves dommages ». L’Empire du milieu précise que l’enquête ne cible pas de pays ou de région spécifiques, ne distingue pas l’origine des produits et n’affectera pas le commerce. Cette enquête, qui concerne la période entre le 1er janvier 2019 et le 30 juin 2024, doit durer huit mois mais ce délai pourra être prorogé « de manière appropriée dans des circonstances particulières ». Le porte-parole du ministère du Commerce chinois ajoute que son pays est disposé « à maintenir la communication avec toutes les parties, à mener des consultations amicales, à prendre en compte les préoccupations de chacun et à œuvrer ensemble pour maintenir un environnement commercial international sain et stable ».

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Principal exportateur de viande bovine en Chine (plus de 40 % du total des importations chinoises), le Brésil réaffirme, dans un communiqué gouvernemental du même jour, son engagement à défendre les intérêts de son industrie et à prouver que qu’elle ne porte pas préjudice à la filière chinoise. En 2024, les exportations brésiliennes de viande bovine vers la Chine ont augmenté de 12,7 % par rapport à 2023 malgré un droit de douane de 12 % ad valorem. Les autres principales sources d’approvisionnement de Pékin (Argentine, Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis ou Uruguay) pourraient aussi être concernées. De son côté, l’UE représente, selon l’Idele, une part plus résiduelle des importations chinoises (7 100 tonnes équivalent carcasse en 2023).