Abonné

Viande bovine : les importations de l’UE en provenance du Mercosur en forte hausse cet été

- - 2 min

Les importations européennes de viande bovine en provenance du Mercosur ont fortement augmenté en juillet, compensant la baisse de production du Vieux continent, relève l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 22 septembre. Les trois premiers exportateurs d’Amérique latine (Brésil, Argentine, Uruguay) ont ainsi vu leurs expéditions cumulées progresser de 78 % sur un an, d’après Eurostat. Dans le détail, le Brésil a vu ses exportations tripler en juillet (+ 232 %, à 11 800 téc). Un mouvement qui se poursuit dans une moindre mesure en août (+ 45 %, selon les douanes brésiliennes). L’Argentine enregistre une croissance de 47 % (à 10 800 téc) en juillet et l’Uruguay une hausse de 73 % (à 10 400 téc).

L’institut technique français note que la production de viande de l’UE a reculé de 3 % au premier semestre 2025, mais que « la consommation se maintient en Allemagne et recule modestement dans de grands pays consommateurs (Italie, France) ». D’où l’accroissement des importations pour « compenser le manque de viande intra-communautaire » : celles-ci ont progressé de 50 % sur un an au mois de juillet. « La hausse des imports depuis le Mercosur explique la totalité de cette augmentation », relève l’Idele. Les producteurs d’Amérique du sud ont donc conforté leur position de premiers fournisseurs de l’UE, avec 69 % des importations européennes en juillet (contre 57 % un an plus tôt).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Lire aussi Viande bovine : des quotas vers l’UE diversement utilisés par les exportateurs

Présenté le 3 septembre par la Commission européenne, l’accord commercial UE-Mercosur n’a pas encore été ratifié. Pour la viande bovine, il prévoit un quota de 99 000 t à droits nuls. Or, comme le rappelle l’Idele, le Mercosur « bénéficie déjà de droits de douanes réduits ou nuls pour un total annuel de 66 000 téc ».

Le Mercosur conforte sa place de premier fournisseur de l’UE