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Viande de veau : la consommation déclarée progresse en restauration

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Les Français déclarent consommer plus fréquemment du veau en RHD, selon un sondage Opinion Way/Interbev. À domicile, ils déclarent une consommation stable, mais les achats des ménages continuent leur chute tendancielle.

D’après une enquête Opinion Way pour Interbev (interprofession) présentée le 2 juin, la consommation déclarée de viande de veau progresse en restauration entre 2025 et 2019, alors qu’elle stagne à domicile. Parmi les 1 008 répondants consommateurs de viande interrogés en février, 20 % disent manger du veau au restaurant au moins une fois par mois (+ 6 points en six ans). À domicile, les consommateurs sondés sont 57 % à consommer du veau une fois par mois. Un pourcentage qui n’a pas varié significativement depuis 2019, date de la précédente étude.

L’institut de sondage attribue la progression en RHD à la multiplication des restaurants « bouillons » (cuisine traditionnelle française bon marché) et italiens, où le veau est souvent présent. Dans le détail, Opinion Way constate une sur-consommation de veau au restaurant chez les hommes et chez les jeunes (moins de 34 ans), alors que les plus de 50 ans sont en retrait ; une répartition habituelle en matière de restauration. La consommation de veau est tendanciellement en baisse : en 2024, les achats des ménages ont reculé une nouvelle fois, de 5,6 % en un an (Kantar pour FranceAgriMer).

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Stabilisation de la production espérée en 2025

Selon les dernières estimations de l’Idele, la restauration (tous types confondus) représentait un quart de la consommation française de veau en 2022, et est approvisionnée à 54 % par de la viande importée. Comme pour l’ensemble des viandes, la RHD est un marché en croissance largement fourni par l’import, plus compétitif. « Le prix est un frein à l’achat pour toutes les viandes, relève Delphine Michaut, d’Opinion Way. Mais il l’est particulièrement pour le veau, encore plus que pour le bœuf ou l’agneau. » D’après l’étude Opinion Way/Interbev, 53 % des consommateurs ont renoncé à acheter du veau à cause de son prix (50 % en 2019).

Lire aussi Veau : 21 % de la viande consommée en France sont importés

De son côté, la production subit une baisse structurelle, aggravée en 2022 et 2023 par la flambée de l’énergie et de l’alimentation animale (-7 % par an). La chute a commencé à ralentir en 2024 (-4 %), grâce à la stabilisation des charges et à un meilleur renouvellement des éleveurs. En 2025, « la production pourrait encore mieux résister » (-2 %), prévoyait l’Idele en janvier. Sur les quatre premiers mois de 2025, les abattages ont finalement chuté à un rythme plus soutenu (-6 % en un an, en téc), « faute de mises en place suffisantes et sous la concurrence de l’engraissement pour la production de jeunes bovins », selon le dernier bulletin Tendances de l’Idele.

Un répondant sur deux a renoncé à un achat en raison du prix