Le volet abattoirs du plan de relance risque de profiter aux grands industriels, sans améliorer suffisamment la protection animale, le maillage territorial et les conditions de travail, affirment, le 4 novembre, sept organisations de salariés, agriculteurs et défenseurs des animaux d’élevage. « C’est une nouvelle occasion manquée de faire évoluer le secteur de l’abattage », estiment dans un communiqué la Confédération paysanne, le syndicat de salariés Fnaf-CGT, la Fnab (producteurs bio) et quatre associations welfaristes (AFAAD, CIWF, OABA, Welfarm). Au-delà du montant jugé insuffisant, elles estiment les aides « orientées avant tout vers le statu quo » et regrettent « l’absence de ligne politique claire ». Les signataires redoutent que ce plan devienne « une opportunité offerte à ceux qui dominent la filière pour faire financer leurs investissements de routine par l’État et renforcer encore leur compétitivité au détriment des abattoirs de proximité ». Ils proposent « que seuls soient éligibles à ce financement les investissements destinés à la protection animale, au renforcement du maillage des abattoirs de proximité et à l’amélioration des conditions de travail » et « que la création d’abattoirs fixes de proximité soit aussi accompagnée par ce plan de modernisation, afin de relocaliser les outils d’abattage dans les zones où ils font défaut ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.