Les abattages de bovins, porcins et ovins bio ont progressé de 10 % en 2021, à 65 637 tonnes équivalent carcasse (téc), avec une reprise de la restauration hors domicile (RHD) après la crise sanitaire. Une croissance « cependant moins importante que l’année précédente en raison d’un contexte plus difficile au second semestre », note l’interprofession bétail et viandes (Interbev) dans un communiqué le 25 juillet. « Les opérateurs restent très prudents et précisent que l’année 2022 s’annonce a priori moins favorable », prévient Interbev. En cause, un contexte « comportant énormément d’incertitudes » : flambée de l’alimentation animale et des autres charges, « hausse exceptionnelle des prix d’achat des animaux conventionnels (gros bovins et agneaux) », ou encore « évolution du comportement des consommateurs ».
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Dans le détail, les ventes en grandes et moyennes surfaces (GMS, premier débouché des viandes bio) ont chuté de 9 % en 2021. Après une année 2020 marquée par la pandémie et les fermetures des restaurants, celles en RHD – le débouché le moins important en volume – rebondissent de 21 %. Les autres canaux de vente progressent eux aussi : +4 % en magasins spécialisés, +7 % en boucheries, +10 % en vente directe. « La filière viandes bio a dû s’adapter » à l'évolution de la consommation, souligne Interbev, en actionnant des « leviers de régulation » pour « gérer l’équilibre entre production et débouchés » (export, déclassement). En termes d’espèces, 2021 marque un ralentissement de la croissance des abattages pour les gros bovins allaitants (+3 %) et laitiers (+4 %), ainsi que pour les ovins (+6,4 %). En revanche, les abattages de porcins connaissent une « croissance soutenue » (+18 %), quand ceux de veaux progressent de 7 %.