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Vin : après les fumées des incendies, des résultats « rassurants » pour le Bordelais

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Les premiers résultats concernant la présence de molécules pouvant donner un « goût de fumée » au vin sont « rassurants » pour le vignoble bordelais, après les incendies qui ont brûlé plus de 28 000 ha de forêt en Gironde, a appris l’AFP le 30 août lors d’une conférence à l’Institut des sciences de la vigne et du vin à Villenave-d’Ornon. « À ce stade, les premiers résultats analytiques sont rassurants », a indiqué Vincent Renouf, d.g. du laboratoire Excell, lors de cette conférence organisée par l’Union des œnologues de France (UOF), expliquant que 400 analyses avaient été faites. Sur des composés connus qui participent au « goût de fumée » dans le vin, « on reste sur des niveaux inférieurs aux seuils de perception théorique », a-t-il ajouté. Il l’a notamment expliqué par le fait que les incendies avaient frappé « très tôt » avant les vendanges, contrairement aux incendies en Californie en 2020 ou en Provence en 2021. Le raisin n’avait pas encore beaucoup de sucre et n’a pas pu beaucoup « glycoliser » les molécules issues de la combustion du bois (phénols volatils) : « Si le raisin n’a pas assez de sucre, ça (ces molécules, ndlr) ne rentre pas », a-t-il expliqué.

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« Dans le vignoble (bordelais), il n’y a aucune inquiétude », a assuré Dominique Guignard, patron du syndicat des Graves et viticulteur à Mazères, près de Landiras. « En 1949, il y a eu un incendie monstre près des Graves et le millésime avait été exceptionnel. Cette année, nous allons faire un grand millésime ! » Mais pour le président national de l’UOF Didier Fages, cette problématique est « appelée à revenir » et à se poser pour les « autres récoltes fruitières ». Selon Vincent Bouazza, des laboratoires Dubernet, « tous les composés responsables du goût de fumée ne sont pas encore identifiés à ce jour ».

Une problématique qui est « appelée à revenir »