Si les ventes de vin en GMS ont poursuivi leur baisse l’an dernier, le bourgogne s’en est mieux tiré grâce à l’essor des marques « accessibles », a indiqué le 11 mars le BIVB (interprofession). En 2025, les vins de Bourgogne affichent des volumes à + 1,6 % en grande distribution, selon un communiqué. Cette performance est notable, l’ensemble des AOC françaises étant à -3,5 % sur la même période. Comme les années précédentes, le BIBV note que « la résistance des vins de Bourgogne repose en grande partie sur les marques les plus accessibles ». Ainsi, les marques génériques (48 % des ventes) grimpent, selon les couleurs, de 2 % à 6,2 % en volume. Leur progression s’opère en grande partie via à des références proposées en dessous du prix moyen de la catégorie bourgogne, d’après le BIVB. Les marques de distributeur (34 %) sont quant à elles stables. Elles absorbent « une part importante de la demande d’entrée de gamme, ce qui contribue à stabiliser les volumes de bourgogne ».
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Globalement, le chiffre d’affaires GMS du bourgogne affiche + 1,8 % en 2025. Une consommation de vin « plus rare, mais plus choisie » lui est bénéfique, estime le BIVB. À l’export, le bourgogne a connu l’an dernier des évolutions contrastées, avec + 3,7 % en volume et -1,8 % en valeur. Trois segments se montrent particulièrement dynamiques : AOC Bourgogne (environ 20 M de bouteilles), à + 8,6 % en volume et + 3,3 % en valeur ; AOC Mâcon (9,3 M), à + 6,8 % en volume et + 0,1 % en valeur ; crémant de Bourgogne (12,4 M), à + 13, 8 % en volume et + 13,5 % en valeur). D’un côté, « le blanc porte la croissance de la région », de l’autre, « rouge et rosé demeurent plus sensibles aux arbitrages de prix ». Les Etats-Unis, destination numéro un, sont en repli (-7,9 % en volume et -15 % en valeur), sous l’effet d’« une forte volatilité » des taxes douanières.