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Vin : des intentions d’arrachage entre 20 000 et 25 000 ha contre 100 000 ha attendu

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Une enquête du ministère de l’Agriculture auprès des viticulteurs montre des intentions d’arrachage « entre 20 000 ha et 25 000 ha » contre 100 000 ha attendu, selon les chiffres qui ont circulé le 27 juin au congrès des Vignerons coopérateurs. « Seuls 10 % des vignerons ont répondu » au sondage, a regretté le président Joël Boueilh. Les intentions d’arrachage concernent 3 500 d’entre eux (sur 5 000 au total) pour des surfaces « entre 20 000 ha et 25 000 ha », dont les deux tiers en arrachage définitif et un tiers en temporaire. Le ministère de l’Agriculture avait lancé le 17 mai un sondage auprès des viticulteurs pour « calibrer au mieux le futur dispositif » d’arrachage de vignes. « Jusqu’à 100 000 ha » (sur un vignoble d’environ 700 000 ha) seraient concernés, d’après Marc Fesneau. Pour expliquer le faible taux de réponses, Joël Boueilh juge que « trop de questions se posent » sur le dispositif. Ainsi l’arrachage de vigne entraîne-t-il un risque de pénalités à l’encontre des adhérents de coopératives vu leur engagement de livraison de raisin ? Le contexte d’élections législatives génère par ailleurs « le flou le plus complet » sur la mise en œuvre du dispositif, censé être opérationnel cet automne et pour lequel le gouvernement doit faire une demande auprès de Bruxelles.

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D’importants arrachages étant prévus, Joël Boueilh pousse les caves coopératives à anticiper. La crise viticole crée « une situation difficile pour beaucoup » d’entre elles, selon lui. Si des arrachages viennent s’ajouter, « ça va les fragiliser encore plus ». Et d’inviter à « se projeter avec 10 ou 15 % de vignes en moins », une proportion qui peut grimper à « 30 % dans certaines zones du Bordelais ».  « Il faut que les entreprises anticipent cette moindre production, sinon les charges de structure vont exploser. »

« Seuls 10 % des vignerons ont répondu » au sondage