La production mondiale de vin a enregistré un rebond important en 2018, notamment chez les principaux pays producteurs européens. Par contre, la consommation se stabilise, après trois années de hausse, à cause de baisses au Royaume-Uni et en Chine.
Après une récolte historiquement basse en 2017, la production mondiale de vin en 2018 a enregistré un fort rebond, atteignant 292,3 millions d’hectolitres, son plus haut niveau depuis quinze ans, a indiqué l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) le 11 avril.
Les hausses de production les plus importantes concernent les principaux producteurs européens : Espagne (44,4 Miohl, +36,7 %), France (49,1 Miohl, +34,8 %), Allemagne (9,8 Miohl, +30,7 %) et Italie (54,8 Miohl, +28,9 %). Le Portugal, affecté par des attaques de mildiou et d’oïdium mais aussi du fait d’un recul des superficies (-0,7 %), connaît par contre une baisse de sa production (6,1 Miohl, -10 %). Autres hausses notables dans le monde : les États-Unis (23,9 Miohl, +2,3 %), l’Argentine, (14,5 Miohl, +22,8 %), le Chili (12,9 Miohl, +35,9 %) et la Nouvelle-Zélande (3 Miohl, +5,8 %). À l’inverse, des baisses seraient enregistrées au Brésil (3,1 Miohl, -13,2 %), en Afrique du sud, touchée par la sécheresse (9,5 Miohl, -12,5 %) et en Chine (9,3 Miohl, -20 %). La production australienne avec 12,9 Miohl reste stable. Et les premiers éléments sur la récolte 2019 de l’Hémisphère sud montrent une baisse dans la plupart des pays (Argentine, Brésil, Chili, Australie et Afrique du Sud).
Les surfaces mondiales plantées en vigne restent stables à 7,4 millions d’hectares. En Europe, l’OIV note que « l’Italie a profité au maximum des nouvelles libéralisations de droits de plantation accordées par l’UE », en augmentant ses surfaces de 5 000 ha en 2018 (à 702 000 hectares). Dans l’ensemble, les surfaces des autres grands pays producteurs de l’UE sont restées plus stables (France à 789 000 ha, +0,2 %, Espagne à 969 000 hectares, +0,1 %, Allemagne à 103 000 ha, +0,3 %) voire ont baissé comme au Portugal (192 000 hectares, -0,7 %).
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Consommation en berne
Par contre, en 2018 la consommation mondiale de vin, qui progressait depuis 2014, a « semblé marquer une pause influencée principalement par une baisse de la consommation en Chine et au Royaume-Uni », constate l’OIV. Au Royaume-Uni, 12,3 Mhl de vin ont été consommés en 2018, soit un recul de 3,1 % par rapport à 2017. Et en Chine, où la croissance est au ralenti, la consommation aurait baissé de 6,6 %, à 18 Miohl. Les États-Unis restent le premier consommateur mondial avec 33,0 Miohl (+1,1 %).
Les échanges mondiaux en 2018 ont quand même connu une légère progression avec 108 Miohl et 31,3 Mrd € (+1,2 %). En volume les principales hausses d’exportation concernent l’Argentine (+23,5 %), l’Australie (+10,2 %) et dans une moindre mesure les États-Unis (+1,4 %). À l’inverse, une baisse a été enregistrée pour les trois principaux pays exportateurs européens : Espagne (-8,8 %), Italie (-8,2 %) et France (-5,2 %). L'Espagne est restée le premier exportateur mondial en volume avec 20,9 Miohl soit 19,4 % du marché et la France conserve sa place de premier exportateur mondial en valeur avec 9,3 Mrd € (+2,8 %).