Abonné

Vin : lancement d’un dialogue stratégique

- - 3 min

Rassemblés à Bruxelles le 11 septembre, les membres du groupe à haut niveau sur la politique viticole de l’UE ont tenu leur première réunion. L’occasion pour chacun de défendre ses priorités pour l’avenir de la filière.

Les représentants de la filière vitivinicole de l’UE se sont rassemblés, le 11 septembre à Bruxelles, pour la première réunion du groupe à haut niveau sur le secteur. « Le moment est venu de réfléchir en profondeur à l’avenir du marché européen du vin », a ainsi déclaré Wolfgang Burtscher, directeur général de la DG Agriculture de la Commission européenne, en ouverture de cette réunion. Et d’ajouter : « Le bien-être de nombreux producteurs et zones rurales ainsi que la réputation d’un secteur agricole phare de l’UE sont en jeu. » Quelques jours auparavant, au Parlement européen, son collègue Pierre Bascou, en charge des marchés à la DG Agriculture, avait détaillé les principaux sujets de préoccupation qui seraient abordés par ce groupe à haut niveau. En tête, le « déclin considérable » de la consommation liée à une série d’événements extérieurs – différend Airbus/Boeing, pandémie du Covid-19, invasion russe en Ukraine –, mais aussi les évolutions démographiques, sociétales et culturelles. La surproduction et les événements climatiques figurent aussi parmi les sources d’inquiétudes.

Dialogue sectoriel

Chacun a ainsi pu exprimer ses priorités pour répondre aux défis actuels du secteur. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont notamment proposé la mise en place d’un fonds de mutualisation pour gérer les surplus. « Au lieu d’attendre l’aide de l’État quand survient une crise, on pourrait créer des fonds de mutualisation par bassin viticole afin de gérer l’offre », explique Ludovic Roux, vice-président du groupe vin. Au même chapitre pour « stabiliser le revenu des producteurs », le Copa-Cogeca propose un meilleur partage de la valeur au sein de la filière. « Il faut pouvoir déroger au droit de la concurrence, avance le syndicaliste. Par exemple, l’affichage d’un prix du vrac au-dessus duquel le producteur couvre son prix de revient. » Également conviées, les organisations européennes des vins d’origine (Efow) et des vignerons indépendants (Cevi) ont notamment réclamé un soutien à la diversification des marchés via un renforcement des outils de promotion. De leur côté, les entreprises vitivinicoles européennes (CEEV) estiment que les solutions devraient se concentrer sur les marchés du vin et les consommateurs et pas seulement sur le fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement du vin. De leur côté, les régions viticoles (Arev) ont souligné « l’importance de l’innovation digitale et de la viticulture de précision, ainsi que l’intégration des nouvelles techniques génomiques (NTG) ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Lire aussi : Vin : lancement par Bruxelles d’un groupe à haut niveau sur l’avenir du secteur

Deux autres sessions de ce groupe, qui s’apparente à une version sectorielle du dialogue stratégique sur l’avenir l’agriculture, sont d’ores et déjà prévues en octobre et en novembre avant la présentation de conclusions et de recommandations en décembre.