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Vin : le bio reste le « label de référence » sur l’environnement et la santé

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En termes de notoriété et de confiance, le bio l’emporte face aux labels et démarches sur les mêmes thèmes (HVE, agriculture raisonnée, RSE, biodynamie), selon une étude CSA.

« Le bio est aujourd’hui le label de référence pour les consommateurs de vin. C’est le plus connu et c’est celui qui leur inspire le plus de confiance », a déclaré Nicolas Richarme, le président de SudVinBio, en présentant le salon Millésime Bio 2023 le 16 novembre. D’après l’étude, 96 % des consommateurs français reconnaissent un label bio, contre 39 % le label HVE (Haute valeur environnementale). 93 % de ceux qui identifient un label bio savent ce qu’il signifie alors que 73 % de ceux qui reconnaissent le HVE sont capables de dire de quoi il s’agit. La situation est similaire dans les autres pays étudiés, avec des nuances : les Français et les Allemands sont plus au fait des labels que les Belges et surtout les Britanniques.

En termes de confiance, le bio apparaît comme « le mieux-disant ». Ce label est le mieux positionné sur des critères majeurs tels que la non-utilisation de produits chimiques de synthèse, le respect de l’environnement, la préservation de la santé et la fiabilité des contrôles ainsi que sur la qualité organoleptique, d’après CSA. À la question « un vin labellisé bio justifie-t-il d’être plus cher qu’un vin non-labellisé bio ? », les sondés répondent oui à 61 % (12 % « tout à fait », 49 % « plutôt »).

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Le plus grand vignoble bio au monde

Les viticulteurs profitent de cette bonne image du bio. Lors des trois dernières années, « la dynamique des conversions a été relativement impressionnante », a souligné en conférence de presse Nicolas Richarme. La France possède le plus grand vignoble bio au monde, avec 159 868 hectares en 2021 (137 276 hectares en 2020), d’après ses chiffres. Viennent ensuite l’Espagne (142 177 hectares), puis l’Italie (117 378 hectares). Le secteur viticole est en France le « bon élève », avec 20 % de surfaces bio, a-t-il considéré. Toutes productions confondues, la part de l’agriculture biologique est deux fois moindre (10,3 % de la SAU en 2021).

Le chiffre d’affaires est lui aussi en croissance sur 2021, « année record » avec plus de 1,7 milliard d’euros de recettes pour le vin bio : 1,2 milliard d’euros en France (+9 % par rapport à 2020), 552 millions d’euros à l’export (+7,5 %). 2022 marquerait une consolidation quand d’autres filières biologiques sont à la peine. Sans avoir de chiffres, Nicolas Richarme mise sur « une stabilité sur le marché du vin bio » cette année. SudVinBio note « une certaine résilience, grâce à nos circuits » de distribution : « Il y a beaucoup de vente directe », a expliqué Jeanne Fabre, présidente de la commission Millésime Bio au sein de l’interprofession. Environ 45 % du vin bio est vendu par ce biais, d’après ses chiffres.

Le bio apparaît comme « le mieux-disant »