Le Modef a réclamé le 22 octobre l’abandon de l’OCM vin au profit d’une aide à l’hectare. « On demande qu’il n’y ait plus d’OCM vin spécifique dans la Pac », a déclaré en conférence de presse Xavier Fabre, président de la fédération du Gard. À la place, le syndicat veut une aide à l’hectare. « Ça permettrait de maintenir le potentiel viticole », d’après lui. Ainsi, l’OCM vin, « symbole de la cogestion État-FNSEA », reste une cible à abattre pour le Modef. Dans un communiqué en novembre, l’organisation lui attribuait déjà les difficultés du secteur : « Cette crise est liée à la libéralisation du marché du vin depuis l’OCM de 2008, avec notamment la fin des droits de plantation. » Le Modef revendique aujourd’hui « un changement de cap révolutionnaire ». « On demande que les fonds de la Pac ne servent plus à détruire le potentiel de production, mais à maintenir et développer une viticulture familiale », a expliqué Xavier Fabre. D’après ses calculs, « il manque 1 500 €/ha au vigneron pour être rentable ». La solution pour s’en sortir : « Une aide à ce niveau et des prix rémunérateurs. » Le Modef veut « un prix plancher, fixé et garanti par l’État » : 100 €/hl en vins de table, 200 €/hl en IGP, 250 €/hl en AOP et 260 €/hl en bio.
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