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Vin : les détails du volet « environnemental » du plan de filière

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Le Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine (Cniv) et FranceAgrimer ont détaillé le 21 février le volet « environnemental » du plan de filière Vins.

Dans son plan de filière, les acteurs de la vigne et du vin ont annoncé une série d’objectifs : une « réduction de 50 % de l’usage des produits phytosanitaires » à 2025 ; le développement des produits phytosanitaires alternatifs ; le renouvellement de deux tiers du parc de pulvérisateurs « peu performants » à 5 ans ; une sortie des « herbicides de synthèse » selon un agenda « à définir » ; la mise en œuvre « immédiate » d’un principe « d’évitement des produits les plus dangereux et de limitation du nombre de traitement par hectare » ; une obligation à 3 ans de ne pas avoir de désherbage « chimique » sur au moins 50 % de la surface (hors vignobles en forte pente et faible écartement inter-rangs) ; 50 % d’exploitations certifiées Haute valeur environnementale (HVE) à 2025, le développement du vin bio (sans objectif chiffré) ; le développement de l’intégration des mesures agroenvironnementales (Maec) dans les cahiers des charges des signes de qualité ; 50 % de vins « sous démarche environnementale (HVE ou Bio) en grande distribution en 2025.

Une viticulture durable plutôt qu’assurantielle

Pour atteindre ces objectifs, le président du Cniv, Jean-Marie Barillère, et celui du conseil spécialisé vins de FranceAgriMer, Jérôme Despey, ont plaidé pour un accompagnement fort de l’État, afin qu’il soit plus rentable de pratiquer une viticulture « durable » qu’une viticulture « assurantielle ». Dans le cas du machinisme, cela pourrait passer par des soutiens issus de l’OCM viti-vinicole ou du futur plan d’investissement de l’État de 5 Mrd€, proposent les représentants de la filière. Dans le cas d’innovations culturales, la profession demande une « subvention d’exploitation les cinq premières années afin d’accompagner le changement de pratiques culturales ».

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Le plan de filière n’évoque pas spécifiquement les insecticides et les fongicides. Jean-Marie Barillère estime que la viticulture ne peut pas se passer de fongicides. En revanche, elle pourrait se passer d’insecticides, à l’exception de certains coteaux. La déclinaison de ces objectifs environnementaux se fera de façon différenciée en fonction des régions viticoles, précisent les deux élus. « Nous sommes des productions régionales, il n’y a pas de viticulture nationale, a rappelé Jean-Marie Barillère. Nous sommes dans une démarche de progrès qui se fera de manière différente en fonction des régions ».

« Une subvention d’exploitation les cinq premières années afin d’accompagner le changement de pratiques culturales »