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Vin : les interprofessions sommées de se regrouper

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«Si l’on a créé les conseils de bassins en France, c’est parce que les interprofessions viti-vinicoles ne sont pas capables de travailler ensemble. Au sein d’une région, les acteurs ne réfléchissent pas ensemble à la segmentation des AOC et IGP par exemple », confie un acteur de secteur du vin. Bruno Le Maire exerce une forte pression pour que cet état de fait évolue : il a demandé un regroupement rapide des interprofessions (où sont présents producteurs et négociants), afin d’aboutir à une seule par bassin. L’objectif est d’obliger les acteurs à se concerter. Le rapport Despey, en début d’année, a souligné qu’il fallait cependant procéder par étape. Une réunion est prévue à l’automne au cours de laquelle les interprofessions de chacun des dix bassins de production français doivent présenter un calendrier des actions qu’elles mèneront en commun. L’objectif est d’engager un processus de concertation. Pour l’instant, dans le secteur du vin, les interprofessions jouent un rôle assez limité : il concerne la promotion, la recherche, la connaissance des marchés (statistiques). La fixation des prix n’est pas dans leurs prérogatives même si elles sont parfois un lieu officieux de négociation. La régulation de la production (droits de plantation, rendements) revient à l’INAO et aux Organismes de défense et de gestion (ODG) pour tous les vins à indication géographique. Mais à l’avenir, avec le désengagement de l’Etat et de l’Europe de la politique agricole, de nouvelles missions leur seront probablement transférées. D’où le besoin de structures solides et efficaces. Une maturité qui n’est pas encore atteinte.

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