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Vin : l’INAO valide huit cahiers des charges réécrits de mousseux IGP

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L’Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) a validé huit cahiers des charges de vins mousseux IGP, réécrits après avoir été annulés par le Conseil d’État. Les nouvelles versions entrent dans les critères requis de lien au terroir, selon l’institut.

Sur la trentaine de cahiers des charges de mousseux IGP que le Conseil d’État a invalidés en mars 2015, l’INAO en a réhabilité huit, après réécriture, a indiqué l’établissement, le 6 novembre, après la réunion du comité national des vins IGP qui s’est tenue le 4.
Les huit indications géographiques restaurées sont : « comté tolosan » (de Toulouse au Béarn), « pays d’Oc » (Languedoc-Roussillon), « méditerranée » (Provence, de Corse, des Côtes du Rhône), « côteaux de l’Auxois » (Côte d’Or), « côtes de la Charité » (région viticole du Centre), « côteaux de Tannay » (Bourgogne), « vin des Allobroges » (Savoie), « côteaux de l’Ain » (Jura).
Le Conseil d’État avait annulé ces dossiers après une action en justice de la fédération des crémants (qui regroupe les AOC), qui leur reprochait une insuffisance de preuve de lien au terroir et d'antériorité, c'est-à-dire de savoir-faire historique.

Typicité : montée en puissance souhaitée de cépages locaux

Par ailleurs le comité national IGP du 4 novembre a validé la demande du vignoble  IGP du Pays d'Oc d'entrer dans le système du volume complémentaire individuel (VCI). Le VCI consiste pour les vignerons à mettre en réserve, lors des années de vendange abondante, un stock de vin produit au delà du rendement maximum autorisé, qui peut ensuite être utilisé les années de basse récolte. Le pays d'Oc est le seul vignoble IGP à avoir formulé la demande de VCI.

L'objectif de l'appellation Gaillac est d'atteindre un taux de 70% de cépages autochtones

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Enfin, la commission scientifique et technique de l’INAO a été saisie de deux demandes de vignobles qui souhaitent renforcer leur typicité par la montée en puissance de cépages locaux. L’INAO a cité le vignoble des Charentes, qui compte intégrer le « trousseau gris » et le « chauché », et vignoble de Gaillac, qui envisage d'accroître la part du prunelart, un cépage autochtone, dans les vignes et les assemblages. L'objectif de l'appellation Gaillac est d'atteindre un taux de 70% de cépages autochtones, précise son président, Cédric Carcenac.

Un millésime de qualité exceptionnelle

Tous les commentaires des professionnels présents au comité national IGP du 4 novembre et du comité national des AOC viticoles du 5, convergent pour dire que la qualité des vins de l’année est exceptionnelle. Le millésime 2015 « est vraiment vraiment bon », a rapporté Éric Rosaz, responsable du pôle « vins, cidres et boissons spiritueuses » de l’INAO. La chaleur estivale marquée a produit des arômes de fruit et un taux élevé de sucre, à tel enseigne que des vignobles demanderont l'autorisation d'acidifier, alors que la pratique courante est l’inverse, c’est-à-dire la chaptalisation.