Dans une décision du 30 décembre, le Conseil d’État valide le rejet d’une demande de modification du cahier des charges de l’AOC mâcon visant à étendre à tous les vins de l’appellation la possibilité d’utiliser la mention bourgogne. Cette affaire oppose l’Union des producteurs de vins de Mâcon (UPVM) à l’Inao. Aujourd’hui, seuls les blancs mâcon-villages issus des cépages chardonnay B ont droit à la mention vin de Bourgogne. L’UPVM souhaite l’élargir à tous les AOC mâcon. Mais l’Inao a rejeté, le 5 janvier 2020, sa demande de modification du cahier des charges. L’institut n’a « pas commis d’erreur d’appréciation en refusant l’extension sollicitée », juge le Conseil d’État. Son opposition est fondée sur « une circonstance qui n’est pas contestée » : seuls les blancs mâcon-villages issus des cépages chardonnay B sont « soumis […] à des conditions d’élaboration aussi restrictives que celles résultant du cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée bourgogne », d’après la juridiction administrative suprême. « Les caractéristiques des autres AOC mâcon sont objectivement différentes de celles auxquelles doivent répondre les vins bénéficiant de l’AOC bourgogne », estime le Conseil d’État.
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