Réagissant au projet de loi d’urgence agricole, l’UMVIN (négoce en vins) s’est opposée le 20 mars à des « prix planchers sous la forme de tunnels de prix adossés aux seuls coûts de production ». « On ne sortira pas la filière vitivinicole de la crise en décrétant des prix déconnectés du marché », déclare le président Michel Chapoutier, cité dans un communiqué. « Imposer un prix plancher que le consommateur n’est pas prêt à payer, c’est condamner une partie des maisons à ne plus vendre, avec une conséquence très directe pour nos partenaires viticulteurs. » Selon l’UMVIN, une « hausse forcée des prix » entraînera un recul des ventes et aggravera la crise. La mesure risque d’« affaiblir durablement la compétitivité des opérateurs français » face à leurs concurrents. À défaut d’être imposé à tous les metteurs en marché, ce prix plancher créerait en outre des « distorsions de concurrence », poursuit le communiqué. Un autre impact serait de « fragiliser les travaux en cours sur les indicateurs interprofessionnels de prix », dans le cadre de l’article 172 ter de l’OCM élargi via le paquet vin. L’UMVIN s’inquiète aussi d’une « reconnaissance accrue par l’État des organisations de producteurs » qui, si elle est menée « au détriment de l’interprofession, risquerait de fragiliser ce lieu indispensable de co-construction ».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…