Les exportations de vins et spiritueux français se sont repliées de 4 % en valeur en 2024, plombées par un fort recul des ventes vers la Chine, même si les volumes se sont au global stabilisés sur un an. Elles ont totalisé 15,6 Md€, soit une baisse de 4 % en valeur et de 0,1 % en volume, a indiqué le 11 février la FEVS (exportateurs). « Ce chiffre marque un nouveau fléchissement par rapport à 2023 mais avec une stabilisation des volumes » – au prix d’une réduction de la valeur – « dans un contexte toujours marqué par des tensions économiques et géopolitiques. » Dans les détails, l’an dernier les ventes à l’export d’alcools français ont progressé de 5 % vers les États-Unis – premier marché à l’international. Mais elles se sont effondrées de 20,2 % en direction de la Chine, leur troisième marché, passant sous la barre du milliard d’euros. La fédération évoque notamment « la crise immobilière et le chômage » en Chine.
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Par catégories, du côté des vins, les exportations (en valeur) se replient de 3 % « dans un environnement sous tension et face aux changements de comportement de consommation », notamment une tendance générale à la baisse des achats de vin. La situation est cependant contrastée selon les appellations, les vins de Bordeaux accusent par exemple un repli à l’export (-8,4 %) tout comme ceux de la Vallée du Rhône (-5,2 %) et du Beaujolais (-3,7 %), tandis qu’à l’inverse les vins de Bourgogne bondissent de 9,1 % et ceux du Val de Loire progressent de 5 %. Le champagne – qui représente à lui seul 35 % des exportations de vins – a particulièrement souffert et ses ventes à l’international ont plongé de 8 % l’an dernier. Pour leur part, les spiritueux ont vu leurs exportations reculer de 6,5 %, subissant « le recul du marché chinois, la baisse du revenu disponible des ménages et les ajustements de stocks des importateurs ».