Deux conventions ont été signées le 12 décembre, d’une part entre les chambres d’agriculture et les interprofessions viticoles, et d'autre part entre les chambres et l’Institut français de la vigne et du vin (IFV), qui réalise la recherche-développement (R&D) en viticulture.
La convention vise à appuyer la viticulture dans ses transitions économiques, climatiques et écologiques, notamment au travers de systèmes moins consommateurs de produits phytosanitaires.
Ces transitions sont les ambitions du plan de filière : création et partage de valeur ajoutée, résilience des exploitations viticoles. Dans cette première convention, le Cniv propose aux chambres d’être chef de file pour le déploiement, dans les territoires, du plan de filière. En termes de moyens, les chambres proposent de « faire évoluer leur offre de conseil et de formation », « d’accompagner les transitions vers une réduction de l’utilisation d’herbicides, vers les éco-certifications dont la HVE (Haute valeur environnementale) ».
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Elles proposent aussi d’accélérer le transfert de R&D appliquée sur des sujets majeurs comme le dépérissement du vignoble et la réduction des phytosanitaires. Enfin, au travers de leurs services économiques, elles proposent d’apporter les éléments nécessaires à l’évaluation des coûts de production. « C’est la performance économique qui permettra de financer la transition environnementale », a commenté Jean-Marie Barillère, président du Cniv, présentant la convention.
L’APCA a signé une seconde convention, avec l’IFV, qui vise à renforcer des actions communes, comme : l’accompagnement des exploitations dans la stratégie phytosanitaire par des outils d’aide à la décision et dans l’expérimentation, l’offre de services dans le conseil, la conservation des variétés, y compris oubliées, et la création variétale, « un enjeu fort dans les années à venir ». Enfin les chambres d’agriculture assurent la formation des viticulteurs. « Cela implique de faire monter en compétence les formateurs sur les thèmes les plus innovants ».
La conservation des variétés, y compris oubliées, et la création variétale, « un enjeu fort dans les années à venir »