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Volaille : craintes pour l’abattoir LDC de Blancafort dans le Cher

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À l’appel de la FNSEA 18 et les JA du Cher plusieurs dizaines d’éleveurs de volailles sont allés manifester ce 9 octobre à l’abattoir LDC de Blancafort. Éleveurs et salariés réclament « un avenir pour ce site », selon leur communiqué, au nom de « la Ferme Cher », « source de dynamisme économique ». Alexandre Cerveau, secrétaire général de la FNSEA 18, craint la fermeture de cet abattoir de dindes, pour lesquelles les mises en place de dindes sont tombées à 20 000 par semaine cette année, soit « à 30 % de ses capacités », estime-t-il. C’est selon lui l’abattoir de dindes de LDC dont l’activité est la plus réduite et qui produit le moins de valeur ajoutée. Selon le site Pappers le résultat net, faiblement négatif depuis 2017 (début de la série de chiffres Pappers), est retombé au titre de 2024 à son résultat net négatif de 2022 : 9 millions d’euros (arrondi) pour 50 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022. La valeur ajoutée est tombée à la valeur négative de – 511 000 euros en 2024.

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En cas de fermeture, « des éleveurs vont se retrouver en zone blanche », craint le syndicaliste, autrement dit à plus de 150 kilomètres de l’abattoir LDC du Loir-et-Cher. Or « une dizaine de bâtiments construits pour se rapprocher de Blancafort sont en plein amortissement », souligne-t-il. À défaut de faire remonter la consommation de dinde au moins localement, le syndicaliste suggère de passer à l’abattage de poulet, moyennant « tout un travail de filière locale » pour motiver l’installation avicole. Interrogé, Sanders indique qu’il « continuera à apporter un débouché » à la production des éleveurs livrés en aliments par Clémont Nutrition « quel que soit l’avenir du site LDC de Blancafort ».

« des éleveurs vont se retrouver en zone blanche »