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Volaille : la filière pintade presse les acheteurs de passer commande pour les fêtes

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Alors que la production de pintades redémarre timidement après l’influenza aviaire, le CIP (interprofession) appelle les acheteurs de l’aval à « décider de leurs approvisionnements le plus tôt possible » pour pouvoir proposer cette volaille pour les fêtes de fin d’année, période qui absorbent 20 % de la production. « La pintade a un cycle de production particulièrement long » (70 jours en standard, 150 jours pour un chapon Label rouge), a rappelé le CIP lors d’une conférence de presse le 27 mars. Les commandes de la restauration et de la distribution constituent donc « un signal indispensable pour lancer la production ». Dans les 1 200 élevages français de pintades, « il faut […] enclencher le cycle dès septembre, voire dès juin s’il s’agit de Label rouge », rappelle l’interprofession.

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Contrairement à d’autres volailles comme les canards gras, la filière pintades « n’a pas pu reprendre sa production en 2023 malgré la fin de l’épisode d’influenza aviaire », avec un recul de 4,8 % en un an (à 22 325 téc). Un résultat décevant, alors que, à l’automne 2023, le CIP espérait finir l’année en positif, à +7,5 %. Première explication : les conséquences de l’influenza, qui a provoqué un « manque de surfaces disponibles dans les zones traditionnelles d’élevage ». En outre, le CIP se dit victime de « la frilosité des acheteurs en milieu d’année [2023], qui se sont recentrés sur des produits plus basiques en raison de l’inflation ». D’où un manque de visibilité dans les rayons, source d’une baisse de consommation encore plus importante, à -7,9 %. Le marasme se poursuit pour la pintade, alors que cette volaille, traditionnellement très orientée vers la RHD, « n’a pas retrouvé sa place dans les restaurants après le Covid », comme le regrettait le président du CIP Jean-Louis Zwick en octobre.

Les fêtes de fin d’année absorbent 20 % de la production de pintades