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WetterBiotech veut se déployer plus largement sur le territoire

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WetterBiotech était positionnée sur le marché des ruminants lors de son premier exercice. Crédits : © JackieLou DL / Pixabay

WetterBiotech met l’accent aujourd'hui sur le déploiement commercial de ses solutions en santé animale sur le territoire, tout en poursuivant le développement de sa R&D et des essais sur la santé végétale. 

Fort de financements obtenus auprès de la holding familiale, de Bpifrance et de la région, WetterBiotech, spécialiste de solutions pour la santé animale et végétale, via un process breveté en France et en Europe, va gonfler son équipe. De 3 personnes actuellement, la start-up implantée dans le Pays basque va passer à 5 salariés. « Aujourd’hui l’activité économique de l’entreprise est portée par la santé animale à hauteur de 80%, contre 20% pour la santé végétale, un domaine où nous avons dépensé beaucoup plus d’énergie en R&D, notamment en vigne où les enjeux sont énormes, mais où le contexte économique est moins porteur », explique le fondateur Paul Wetterwald. La société a été soutenue dans son développement sur la santé animale par les coopératives agricoles, notamment dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes et le nord de la Nouvelle-Aquitaine. Elle commence depuis peu à travailler en Aveyron et à exporter en Espagne, surtout sur le marché des ruminants. « Nous accueillons un ingénieur commercial pour structurer notre réseau agricole dans le centre de la France, Creuse et Limousin notamment, ce qui devrait permettre à l’entreprise de passer un palier intéressant », détaille le dirigeant. Essentiellement positionnée sur le marché des ruminants lors de son premier exercice, WetterBiotech décline aujourd’hui sa gamme en santé animale pour les volailles, les palmipèdes et les porcins. 

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Toujours dans la santé animale, WetterBiotech développe également en parallèle cette année une activité d’analyses microbiologiques. « Le but est d’aider les éleveurs à prévenir et à freiner les crises sanitaires, en faisant le lien avec nos solutions de biosécurité. Nous ne sommes pas en concurrence avec les laboratoires vétérinaires, puisque nous n’intervenons pas sur le curatif, mais uniquement sur le préventif ».

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Rentabiliser la R&D

Dans la santé végétale, la société continue année après année, d’accumuler des données pour améliorer ses solutions contre le mildiou, la bactériose, l’oïdium et le botrytis. Ces solutions sont notamment évaluées en vigne depuis trois millésimes par le Vinopole de Bordeaux, en diminution de dose de cuivre en priorité contre le mildiou. Et certaines solutions peuvent aussi être utilisées pour plusieurs maladies fongique ou cryptogamique, notamment en maraîchage, le mildiou de la pomme de terre ou contre des maladies de type septoriose du blé. Et sur la partie grandes cultures, nous avons des essais en cours et démarré la commercialisation d’une solution contre la pyrale et la sésamie du maïs », indique Paul Wetterwald. 

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Et celui-ci de rappeler que l’homologation d’un nouveau produit de biocontrôle prend en moyenne 5 ans et coûte 1 M€, « ce qui représente un vrai frein pour de jeunes entreprises comme la nôtre. C’est pourquoi aujourd’hui pour le végétal nous ne sommes que sur des produits normés, fertilisant, PNPP, substances de bases. Nous avons des résultats d’efficacité, d’écotoxicité, d’innocuité, prêts pour des nouvelles solutions qui sortiront dès que possible. Tout dépendra de la vitesse de commercialisation de nos solutions actuelles, mais je pense que d’ici 1 à 2 ans, nous serons en mesure d’envoyer de nouvelles demandes d’AMM, en priorité sur les biostimulants ».