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Commerce mondial de porc : en 2020, l’appétit chinois n’a pas souffert de la pandémie

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Covid-19 ou pas, la Chine a été, une nouvelle fois en 2020, un véritable " aspirateur " à viande de porc. Le premier producteur et consommateur mondial a importé « plus de la moitié des volumes échangés dans le monde », rapporte l’Ifip (Institut du porc) dans une récente étude (1). Depuis l’arrivée de la peste porcine africaine (PPA) en 2018, ses importations de produits porcins ont « plus que doublé » pour atteindre en 2020 plus de 5,7 Mt (12,1 Mrd€). « L’Espagne est devenue son principal fournisseur, suivie par les États-Unis », remarque l’Ifip. Le premier exportateur européen a bénéficié de l’appel d’air créé par l’arrêt des expéditions en provenance d’Allemagne, frappée par la PPA en septembre 2020. La France, elle, se place à la sixième place des fournisseurs de l’Empire du milieu, avec 123 000 tonnes de viandes FRC (fraîches, réfrigérées ou congelées) en 2020, pour un chiffre d’affaires de 292 M€. Au-delà de la Chine, l’Asie absorbe à elle seule 78 % des volumes échangés, notamment à destination du Japon, de la Corée du Sud ou encore des Philippines. En 2020, malgré les perturbations logistiques liées à la pandémie, « le commerce mondial des viandes, produits et sous-produits de porc, a atteint un nouveau sommet » : les expéditions des quatre premiers exportateurs mondiaux (UE, États-Unis, Canada et Brésil) ont explosé de 20 % en un an.

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