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De retour de chasse, la moitié du gibier auto-consommée, l’autre moitié offerte

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« L’autoconsommation de la venaison (viande de gibier, NDLR) par les chasseurs constitue le mode généralisé ou très dominant de consommation du gibier en France », note le CGAAER (ministère de l’Agriculture) dans un rapport paru le 21 décembre. Environ 50 % de la venaison est consommée directement par les chasseurs eux-mêmes et leurs proches, d’après une enquête réalisée par le BIPE en 2016. « Le chasseur et ses proches peuvent consommer le produit de la chasse sous la responsabilité de celui-ci sans exigences sanitaires particulières », rappelle le CGAAER. D’après le rapport, les chasseurs donnent (ou vendent de manière informelle) quelque 44 % du gibier. Un taux qui s’élève à plus de 50 % pour le sanglier. Au-delà de ces chiffres issus de déclarations des chasseurs, « aucune statistique systématique n’existe concernant l’autoconsommation », note le CGAAER. Ces dons de venaison alimentent « des circuits familiaux ou plus largement une zone que la mission a qualifiée de " zone grise " », remarquent les auteurs. Les frontières entre cette « zone grise » et le circuit court (un intermédiaire maximum avant le consommateur final) sont floues, observent-ils. Réduire ces échanges informels fait partie des propositions formulées par le CGAAER (1) pour structurer la filière venaison, appelée à devoir écouler des volumes croissants dans les prochaines années.

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