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Enseignement supérieur : inégalités sociales persistantes dans les écoles agro et véto

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Dans un rapport publié le 3 septembre par le ministère de l’Agriculture, le cabinet 1630 souligne les inégalités sociales persistantes dans les écoles d’ingénieurs agro et véto – sans toutefois disposer de séries temporelles longues. Comme dans d’autres grandes écoles d’ingénieurs, les étudiants en agronomie ont majoritairement au moins un parent cadre (environ 60 %, contre 50 % dans les parcours universitaires des disciplines proches). Sans surprise, les fils et filles d’exploitants y sont plus représentés qu’ailleurs (jusqu’à 13 % des candidats admissibles en apprentissage). Ce n’est pas le cas dans la filière vétérinaire, où la part des enfants d’indépendants (dont exploitants agricoles) est « relativement faible » – par ailleurs, la proportion d’enfants de cadres y atteint 70 %. La diversité varie beaucoup selon les écoles (41 % d’étudiants ayant deux parents cadres à AgroParisTech, contre 21 % à l’Engees de Strasbourg) et selon les concours ; la voie d’apprentissage est la plus diversifiée, avec la moitié des candidats n’ayant aucun de leur parent cadre. Sans surprise, ces filières comptent plus de femmes que les autres cursus d’ingénieurs (67 % en agro, contre 27 % dans les autres écoles), mais autant que l’ensemble des filières science de la vie, biologie, santé (66 % de femmes).

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