Moins de 1 h 30 en Bretagne, presque 3 heures dans Hauts-de-France : selon les régions, le temps de trajet des bovins entre leur élevage et l’abattoir peut varier du simple au double, selon une récente étude d’Agreste. Un travail précieux alors que Bruxelles prépare une révision de la réglementation sur le bien-être, dont le transport. En toute logique, ce sont les bassins d’élevage du grand Ouest (Bretagne, Normandie, Pays de la Loire) et du Massif central (Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie), qui affichent les durées les plus courtes, car mieux pourvus en abattoirs. Dans l’Hexagone, un bovin sur deux est « abattu à moins de 1 h 30 de son exploitation », résume Agreste. Avec une particularité pour les veaux laitiers : avec un animal sur deux abattu dans un établissement spécialisé, ils roulent en moyenne 15 minutes de plus.
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Au niveau national, les 4,2 millions de bovins abattus en 2022 ont mis en moyenne 1 h 59 pour rejoindre l’abattoir. Une durée qui s’est allongée de 14 minutes depuis 2005, « du fait de la diminution du nombre d’abattoirs ». L’année dernière, la France comptait 181 abattoirs de bovins, soit 80 de moins qu’en 2005. Des outils qui ferment avant tout dans les zones peu denses en animaux, quand les grands bassins d’élevage montrent une relative résistance.