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Installations : un manque de jeunes formés d’ici 2030

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Dans son exercice de prospective décennal paru en mars 2022, la direction des statistiques (Dares) du ministère de l’Emploi prévoit que les métiers d’agriculteurs-éleveurs-sylviculteurs pourraient souffrir d’un déséquilibre de 15 % entre les besoins de recrutements et les « jeunes débutants » disponibles. Sur 450 000 personnes en 2019, 40 % partiraient en retraite d’ici 2030, 5 % d’emplois auraient disparu, et 21 % seraient pourvus, d’après les flux de jeunes en sortie de formation. Un déficit similaire (10 %) est observé dans la catégorie Maraîchers, viticulteurs, jardiniers. Le déséquilibre atteint 97 000 emplois en cumulant les deux catégories. Tous secteurs confondus, l’étude projette un manque de 5 % entre les besoins et les jeunes disponibles. Dans une version régionalisée de cette étude paru le 20 janvier, France Stratégie note des déséquilibres plus élevés « dans les deux premières régions agricoles de France, la Nouvelle-Aquitaine et la Bretagne, mais également dans les régions viticoles de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est (Champagne). » Ces déséquilibres, rappellent les auteurs, peuvent être comblés selon les secteurs par des personnes en emploi qui changent de métier et par des chômeurs (7 % des adultes en 2030). Mais à ce titre, la catégorie Agriculteurs-éleveurs-viticulteurs subissait plutôt un solde négatif ces dernières années (-5 % sur 2010-2015), soit davantage de départs du métier que d’arrivées, contrairement aux Maraichers-viticulteurs-jardiniers (+2 %).

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