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La surface agricole des outre-mer s’érode rapidement

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Dans un rapport sur le foncier agricole en outre-mer, publié le 28 juin, les sénateurs Vivette Lopez (Gard, LR) et Thani Mohamed Soilihi (Mayotte, RDPI) font plusieurs propositions visant à endiguer l’érosion rapide de la surface agricole utile (SAU) dans ces territoires. Pendant que la SAU a reculé légèrement (-0,8 %) en métropole entre 2010 et 2020, elle fondait de 7,5 % en outre-mer, et jusqu’à 15 % à Mayotte. En cause : « urbanisation rampante, fléau de l’indivision, prolifération des friches, transmission bloquée ». À quelques jours du Comité interministériel pour les outre-mer (Ciom), attendu pour le 3 juillet, les parlementaires misent notamment sur le « potentiel important de remise en culture » de terres détenues, en particulier celles détenues par les pouvoirs publics en Martinique, Guadeloupe et à La Réunion. Ils plaident aussi pour la « diversification » ou des investissements en infrastructures (routes, irrigation, électricité, logements…). Dans le détail, ils proposent notamment une taxe sur les propriétaires refusant la remise en culture, une aide surfacique du Posei incluant les terres incultes ou « plus difficiles à travailler », de réviser la loi dite Letchimy sur les indivisions ou encore de flécher des aides Feader vers l’entretien de pistes agricoles.

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