Abonné

Le nouvel « âge d’or » du machinisme agricole

- - 2 min

Après les Trente Glorieuses, ces dernières années voient un nouvel « âge d’or » pour le marché français du machinisme agricole. C’est ce que montre un article de la revue Paysans & Société, paru en octobre. L’auteur David Targy, directeur des Affaires économiques et internationales d’Axema, s’est replongé dans les archives du syndicat et de ses ancêtres, le Syndicat général des constructeurs de tracteurs et de machines agricoles (SGCTMA), puis le Syndicat général du machinisme agricole (Sygma). De 1960 à nos jours, il retrace une histoire mouvementée. La période 1955-1975 est considérée comme un « âge d’or », avec des ventes atteignant leur apogée en 1974. Cela correspond à « une phase de croissance portée par le primo-équipement en tracteurs puis en machines agricoles ». Lui succède « un long passage à vide et même une crise profonde à la fin des années quatre-vingt et au début des années quatre-vingt-dix, qui a endommagé le tissu industriel », souligne l’article. Cette autre phase est marquée par de nombreuses fermetures d’entreprises d’agroéquipements et la diminution de moitié des effectifs salariés. « Le secteur a retrouvé un second souffle à partir de 2011, grâce au redressement des revenus et des marges de la branche agricole. » Une baisse des taux d’intérêt, jusqu’en 2022, et le déficit de main-d’œuvre contribuent aussi au retournement du marché, selon l’auteur. Quant à l’avenir, David Targy juge les perspectives des agroéquipements « positives à moyen terme, dans l’hypothèse d’une poursuite des tendances actuelles ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.