Alors que les créateurs du Planet score multiplient les critiques sur les travaux de l’Ademe en matière d’affichage environnemental, le nouveau président de l’agence Boris Ravignon insiste auprès d’Agra Presse sur le besoin de «clarté». «Nous comprenons les préoccupations pour que l’agriculture biologique soit correctement traitée, et l’affichage officiel ne nuira pas à ce cahier des charges dont les bienfaits écologiques sont reconnus. Mais il ne faudrait pas que des initiatives parallèles créent du doute chez les consommateurs.» Soulignant que les architectes du Planet score «n’ont jamais répondu à nos demandes de transparence sur la méthodologie», Boris Ravignon rappelle que la méthodologie gouvernementale d’affichage environnemental sera à l’inverse «en open data». Malgré ces heurts diplomatiques, le président de l’agence espère «réunir tout le monde autour de la table». «Rien d’irrémédiable n’a été commis, et j’espère échanger y compris avec ceux qui nous ont malmenés». Jérôme Mousset, directeur bioéconomie, confirme plus généralement que la première version de l’affichage environnemental, qui sera dévoilée fin mars, «permettra bien une différenciation en intra-catégorie», c’est-à-dire pour distinguer deux cahiers des charges différents sur un même produit. «Les expérimentations (dont le Planet score, NDLR) ont montré qu’un affichage était possible, ce qui n’était pas évident», salue-t-il.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…