Dans un article publié dans la revue Nature Food le 2 juin, des scientifiques américains décrivent comment ils sont parvenus à cultiver des algues hétérotrophes en les nourrissant d'une molécule issue de photosynthèse artificielle. Le terme de photosynthèse artificielle désigne une combinaison d'appareils photovoltaïque et électrolytique permettant de convertir de la lumière et du CO2 en composés organiques, mimant ainsi le procédé de photosynthèse bien connu chez les plantes. Essentiellement expérimenté pour produire des carburants, ce domaine de recherche aurait un potentiel dans la production agricole indoor (micro-algues de biomasse, agriculture verticale) où il pourrait remplacer l'éclairage artificiel et apporter une meilleure efficacité énergétique, estiment les chercheurs. Pour leur expérience, ils ont développé un nouvel appareil dédié à la photosynthèse artificielle de l'acetate, un composé organique qu'ils ont ensuite utilisé pour cultiver différents organismes hétérotrophes (algues, levures, champignons) connus pour être capables de se nourrir d'acetate dans le noir. Résultats: des rendements énergétiques prometteurs. Des tests moins concluants ont aussi été conduits de jour sur une culture agricole autotrophe, la salade ; les chercheurs ont constaté que l'acetate est assimilé par ces plantes, avec un effet négatif sur la croissance.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Influenza aviaire : deux cas dans des élevages du Sud-Ouest, dont un premier en Occitanie
Ces derniers jours, malgré l’abaissement du niveau de risque en France, deux nouveaux foyers d’influenza aviaire ont…
Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989
« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne…
Bovins viande : selon l’Idele, le marché « se réajuste »
La récente baisse des prix des bovins viande s’explique par « un réajustement du marché européen », et les cours…